Fabrication additive en 2026 : guide complet (procédés, prix)

Le guide de la fabrication additive

La fabrication additive désigne l'ensemble des procédés industriels qui produisent des pièces tridimensionnelles par ajout successif de matière, à partir d'un fichier CAO. En 2026, cette technologie a quitté le seul prototypage rapide pour devenir un vrai levier de production série dans l'aéronautique, le médical, l'automobile, l'énergie et la défense. Selon France Additive, plus de 600 entreprises françaises exploitent la fabrication additive au quotidien, et le marché mondial atteint 20,4 milliards de dollars selon le Wohlers Report 2024.

Ce guide pilier détaille les 7 procédés industriels actifs en 2026, les matériaux compatibles (thermoplastiques techniques, résines, poudres métalliques, céramiques), les cas d'usage par secteur et les critères concrets pour choisir la bonne machine. Cadvision, qui distribue notamment la gamme Intamsys FunMat pour le PEEK et l'ULTEM, accompagne chaque industriel sur le dimensionnement procédé, matière et qualification série, parce que le bon choix de procédé reste la première variable du retour sur investissement.

Introduction et définition de la fabrication additive

Qu'est-ce que la fabrication additive en 2026

La fabrication additive regroupe sept procédés normés ISO/ASTM 52900, classés selon le mode de consolidation de la matière : extrusion (FDM), photopolymérisation (SLA, DLP), fusion sur lit de poudre plastique (SLS, MJF), fusion sur lit de poudre métal (LPBF, EBM), projection de liant (Binder Jetting). Chaque procédé répond à un besoin distinct : précision micrométrique, vitesse de production, taille de pièce, matériau qualifié. Concrètement, un bureau d'études aéronautique qui imprime une pièce ULTEM en remplacement d'une pièce métal usinée gagne 40 à 60 % de poids, mais doit choisir une machine FDM haute température comme la Intamsys FunMat Pro 610HT.

En 2026, la fabrication additive a basculé du prototype au série courte. Selon le Wohlers Report 2024, les pièces de production représentent désormais 31 % du chiffre d'affaires mondial du secteur, contre 19 % en 2018. Cette bascule s'explique par la maturité des machines, la qualification des matériaux et la baisse continue du coût pièce. Par ailleurs, le ROI moyen sur un parc machine industriel se situe entre 18 et 36 mois selon le procédé, ce que confirment nos clients chez Cadvision.

  • Définition normée : ISO/ASTM 52900 cadre les 7 familles de procédés, leurs terminologies et leurs paramètres qualité
  • Bascule production : 31 % du marché mondial vient de la production série en 2024, contre 19 % en 2018
  • Marché France : 600+ industriels actifs, croissance 11 %/an selon France Additive (édition 2024)
  • Coût pièce : divisé par 3 à 5 sur 10 ans grâce à la baisse des poudres et la productivité machine
  • ROI typique : 18 à 36 mois sur un parc industriel bien dimensionné, audit pièces préalable obligatoire
  • Compétences : 70 % des freins identifiés par France Additive viennent du manque de formation interne, pas du matériel

De plus, la fabrication additive ne remplace pas l'usinage CNC ni le moulage, elle les complète. En pratique, 80 % des projets industriels combinent additif (forme brute, complexité géométrique) et soustractif (surfaces fonctionnelles, tolérances serrées). C'est pourquoi notre rôle d'intégrateur consiste d'abord à identifier les bons candidats dans le carnet de commandes du client, et ensuite à dimensionner la solution adaptée.

Les 7 procédés de fabrication additive industriels en 2026

Les 7 procédés de fabrication additive industriels

La fabrication additive repose sur sept familles technologiques distinctes, chacune avec son créneau d'usage. Le FDM (Fused Deposition Modeling) reste le procédé le plus déployé pour les thermoplastiques techniques, avec des machines comme la Intamsys FunMat Pro 410 qui imprime PEEK, ULTEM et PEKK. La SLA et la DLP photopolymérisent des résines pour des pièces très précises (joaillerie, dentaire, modèles haute définition). Le MJF (HP Multi Jet Fusion) et le SLS (Selective Laser Sintering) frittent du PA12, PA11 et PA-CF pour la production série en plastique technique. Côté métal, le LPBF (Laser Powder Bed Fusion) et l'EBM (Electron Beam Melting) fondent le titane, l'inox, l'inconel ; le Binder Jetting projette un liant suivi d'un frittage four pour des séries plus longues à coût pièce réduit.

Chaque procédé impose un compromis entre précision, vitesse et coût pièce. Concrètement, pour une PME qui imprime 200 supports robotique en PA12 par mois, le MJF reste imbattable. Pour une pièce de turbine en inconel 718, le LPBF garde l'avantage. Pour 50 carters PEEK aéronautiques par an, la FunMat Pro 610HT couvre le besoin avec une chambre chauffée 300 °C, indispensable au PEEK qualifié. Notre catalogue d'imprimantes 3D industrielles couvre les sept procédés pour répondre à chaque cas d'usage.

  • FDM (extrusion) : Intamsys, Stratasys, Markforged. Thermoplastiques techniques (PEEK, ULTEM, PEKK, PA-CF), pièces fonctionnelles, outillage
  • SLA (photopolymérisation laser) : Formlabs, ETEC. Résines précises, dentaire, joaillerie, prototypes haute définition
  • DLP (photopolymérisation projection) : ETEC Envision One, Carbon. Plus rapide que la SLA, séries dentaires et microfluidique
  • MJF (HP Multi Jet Fusion) : HP. Production série PA12, PA11, élastomères, pièces fonctionnelles isotropes
  • SLS (frittage laser sélectif) : EOS, 3D Systems. Polyamides chargés ou non, séries moyennes, pièces complexes sans support
  • LPBF (fusion laser métal) : EOS, SLM Solutions, Trumpf, AddUp. Titane, inox, inconel, aluminium en pièces aéro et médical
  • Binder Jetting (projection liant) : Desktop Metal, ExOne, HP Metal Jet. Production métal série, frittage four, coût pièce réduit

En revanche, le procédé seul ne fait pas la pièce. La qualité finale dépend de la chaîne complète : préparation fichier, paramètres machine, post-traitement (HIP, traitement thermique, usinage finition), contrôle non destructif. C'est pourquoi nos ingénieurs d'application accompagnent chaque déploiement sur l'ensemble du flux. Pour approfondir le métal, consultez notre guide dédié à la fabrication additive métal, ainsi que nos articles sur le Multi Jet Fusion et la stéréolithographie.

Tableau comparatif des 7 procédés de fabrication additive en 2026

Comparer les sept procédés de fabrication additive demande de regarder cinq critères : matériau, précision, vitesse, coût pièce indicatif et cas d'usage star. Le tableau ci-dessous synthétise les données techniques relevées sur les machines industrielles disponibles en 2026, avec les retours terrain de nos installations chez Thales Alenia Space, le CNES, Parisse SA et Volvo Renault Trucks. Ces ordres de grandeur donnent une base de décision solide, mais chaque pièce mérite un audit dédié pour confirmer le procédé optimal.

Procédé Matériau type Précision Vitesse Coût pièce Cas d'usage star
FDM PEEK, ULTEM, PA-CF 100-200 microns Moyenne Faible à moyen Aéro PEEK, outillage
SLA Résines techniques 25-50 microns Lente Moyen Joaillerie, dentaire
DLP Résines biocompatibles 25-50 microns Rapide Moyen Séries dentaires, microfluidique
MJF PA12, PA11, élastomères 80-120 microns Rapide Faible Production série PA12
SLS PA12, PA11, PA-GF 100-150 microns Moyenne Faible à moyen Pièces complexes sans support
LPBF (métal) Titane, inox, inconel 50 microns Lente Élevé Aéro, médical certifié
Binder Jetting (métal) Inox, acier outil, bronze 100-200 microns Très rapide Faible Série métal robotique
  • Précision : SLA et DLP en tête (25-50 microns), LPBF derrière (50 microns), DED en queue (0,5-1 mm)
  • Productivité : MJF et Binder Jetting dominent en série, FDM reste roi sur les thermoplastiques techniques
  • Coût matière : poudre métal 80-350 euros/kg, filament PEEK 350-600 euros/kg, résine SLA 80-200 euros/kg
  • Post-traitement : 20 à 40 % du coût pièce final selon le procédé, à intégrer dans le calcul ROI

De plus, ces données restent indicatives. Donc avant tout investissement, nous recommandons un audit pièces sur dossier pour estimer le procédé optimal, parce que la même pièce peut justifier un FDM, un MJF ou un LPBF selon le volume et le matériau requis.

Quels matériaux la fabrication additive utilise-t-elle en 2026

La fabrication additive couvre aujourd'hui une vaste palette de matériaux qualifiés : thermoplastiques techniques (PEEK, ULTEM 9085, PEKK, PA-CF), polyamides série (PA12, PA11), résines photosensibles, poudres métalliques (Ti6Al4V, inox 316L, inconel 625, aluminium AlSi10Mg, cobalt-chrome), céramiques techniques (alumine, zircone) et composites chargés. Le choix matériau pilote le choix procédé : un PEEK qualifié aéronautique impose un FDM haute température, un PA12 série impose un MJF ou SLS, un titane médical impose un EBM ou LPBF qualifié ISO 13485.

Cadvision distribue les poudres industrielles métal, les filaments thermoplastiques techniques pour Intamsys et les résines pour ETEC. Concrètement, la FunMat HT imprime ULTEM et PEEK avec une chambre 90 °C, tandis que la FunMat Pro 610HT monte à 300 °C pour qualifier le PEEK aéronautique. Cette différence de chambre conditionne directement les propriétés mécaniques finales, parce qu'un PEEK refroidi trop vite perd 30 % de sa résistance à la traction.

  • Thermoplastiques techniques : PEEK, ULTEM 9085, PEKK, PEI. Aéro, médical, secteurs réglementés (FAR 25.853, ISO 10993)
  • Polyamides série : PA12, PA11, PA-GF, PA-CF. Production série MJF/SLS, pièces isotropes, robotique, packaging
  • Résines techniques : flexibles, rigides, biocompatibles, haute température. Joaillerie, dentaire, prototypage
  • Poudres métal : Ti6Al4V, inox 316L, inox 17-4PH, inconel 718/625, AlSi10Mg, cobalt-chrome, cuivre, bronze
  • Céramiques : alumine, zircone, hydroxyapatite. Implants, microélectronique, applications haute température
  • Composites chargés : carbone court, fibre verre, élastomères TPU. Pièces structurelles légères, packaging fonctionnel

De plus, la traçabilité matière reste critique pour les secteurs réglementés. Chaque lot poudre ou filament doit être accompagné d'un certificat conformité ; chaque pièce livrée d'un dossier qualité incluant le rapport machine et les contrôles dimensionnels. Cadvision accompagne ses clients dans la constitution de ces dossiers AS9100, EN 9100 ou ISO 13485, étape clé du déploiement industriel.

Comment choisir le procédé de fabrication additive selon votre application

Le choix du procédé de fabrication additive dépend de quatre paramètres : le matériau requis, la complexité géométrique, le volume annuel et le niveau de qualification (aéro, médical, automobile). Pour 10 prototypes ULTEM aéronautiques par an, une FunMat Pro 410 couvre le besoin. Pour 200 supports robotique en PA12 par mois, le MJF ou SLS s'impose. Pour 50 implants titane sur mesure, l'EBM optimise le coût. Pour la réparation de pales de turbines existantes, le DED s'impose. Pour 1 000 pièces inox 316L par mois, le Binder Jetting Desktop Metal divise le coût pièce par 3 face au LPBF.

Notre méthodologie chez Cadvision suit toujours le même flux. Premièrement, nous analysons le fichier CAO et le cahier des charges avec le bureau d'études client. Ensuite, nous simulons le procédé optimal sur la base des contraintes mécaniques, du volume et du budget machine. Puis nous validons avec une pièce prototype, et enfin nous accompagnons la qualification série jusqu'au dossier qualité. Cette approche, déployée chez Thales Alenia Space pour des pièces spatiales et chez le CNES, divise par 3 les délais de qualification industrielle.

  • Matériau d'abord : PEEK = FDM 300 °C, PA12 série = MJF/SLS, titane aéro = LPBF/EBM
  • Géométrie complexe + petite série : LPBF métal ou SLS plastique pour les treillis et canaux internes
  • Production série moyenne : MJF (plastique) ou Binder Jetting (métal) pour le coût pièce optimisé
  • Réparation pièce existante : DED ou WAAM, idéal pour ajouter de la matière sur surface usinée
  • Outillage moule injection : LPBF avec canaux conformés, refroidissement amélioré de 30 à 50 %
  • Pièces aéro PEEK/ULTEM : FDM haute température (FunMat Pro 610HT, gamme premium qualifiée)
  • Implants titane médical : EBM (ISO 13485, finition rugueuse favorisant l'ostéointégration)
Choix du bon procédé de fabrication additive

Par ailleurs, le coût total de possession d'une machine influe sur la décision finale. Une machine LPBF industrielle coûte 500 000 à 1,5 million d'euros installée ; une FunMat Pro 310 Apollo reste accessible autour de 50 000 à 80 000 euros pour la production thermoplastique technique. Donc pour une PME qui démarre, l'entrée par le FDM Intamsys offre un point d'amortissement plus rapide, à condition que les matériaux soient compatibles avec l'application visée.

Cas d'usage industriels de la fabrication additive en 2026

La fabrication additive a quitté le prototypage pour s'imposer en production série dans cinq secteurs majeurs en 2026. L'aéronautique imprime des aubes, des injecteurs et des supports allégés certifiés AS9100, avec Safran et Airbus qui exploitent plus de 50 000 pièces métal en série depuis 2024. Le médical produit 600 000 implants titane EBM par an dans le monde selon le Wohlers Report 2024. L'automobile optimise les échangeurs thermiques et les composants haut de gamme (Bugatti, Porsche). L'énergie répare 20 % des pales de turbines Siemens Energy via DED depuis 2023. La défense fabrique des pièces de rechange à la demande, comme la Royal Netherlands Navy qui réduit ses délais d'approvisionnement de 6 mois à 2 semaines.

Sur le terrain français, plusieurs cas illustrent la maturité du procédé. Parisse SA, fournisseur Formule 1, exploite l'impression 3D métal et plastique pour des pièces de châssis et de moules en série courte. Thales Alenia Space utilise les solutions Cadvision pour des pièces spatiales qualifiées. Volvo Renault Trucks imprime des outillages de production qui auraient pris 12 semaines en usinage classique, désormais livrés en 5 jours. MCT Engineering qualifie ses prototypes hydrauliques sur FunMat HT en 48 heures.

  • Aéronautique : Safran, Airbus, GE Aviation. Pièces métal LPBF + carénages PEEK FDM, plus de 50 000 pièces série depuis 2024
  • Médical : Stryker, Zimmer, B. Braun. 600 000 implants titane EBM par an monde selon Wohlers 2024
  • Automobile : Bugatti, Porsche, Renault. Étriers de frein, collecteurs admission, échangeurs thermiques
  • Énergie : Siemens Energy répare 20 % de ses pales de turbines via DED depuis 2023
  • Défense maintenance : Royal Netherlands Navy, US Army. Impression à la demande sur navire et sur base avancée
  • Outillage : moules à canaux conformés, gabarits d'assemblage, jigs et fixtures sur FunMat ou MJF
  • Sport automobile : Parisse SA, écuries F1 et Le Mans. Pièces titane et PEEK en série courte ultra-réactive

De plus, la baisse continue du coût matière (poudre titane à 130 euros/kg en 2026 contre 350 euros/kg en 2018, source AFPR) ouvre la fabrication additive à des secteurs jusqu'ici hors budget. Pour les applications spatiales spécifiques, voir notre dossier impression 3D aéronautique ; pour les applications automobile, notre guide impression 3D automobile.

Pourquoi la gamme Intamsys FunMat domine la fabrication additive thermoplastique

La gamme Intamsys FunMat distribuée par Cadvision s'impose en 2026 comme la référence FDM pour les thermoplastiques techniques (PEEK, ULTEM, PEKK, PA-CF). Trois modèles couvrent l'ensemble des besoins industriels. La FunMat Pro 310 Neo traite le grand format jusqu'à 305 x 305 x 405 mm pour des pièces fonctionnelles. La FunMat Pro 310 Apollo cible la production atelier avec une chambre 100 °C. Au sommet, la FunMat Pro 610HT monte à 300 °C de chambre, condition indispensable pour qualifier le PEEK aéronautique selon FAR 25.853.

Concrètement, un bureau d'études aéronautique qui imprime un carénage ULTEM 9085 sur FunMat Pro 610HT obtient une pièce conforme aux normes feu/fumée/toxicité avion, prête à intégrer en cabine, en moins de 48 heures. Cette même pièce nécessiterait 6 à 10 semaines en moulage thermoplastique injection. C'est pourquoi nos clients aéronautiques choisissent la FunMat Pro 610HT pour les pièces série courte et les pièces de rechange. La FunMat HT reste l'entrée de gamme polyvalente pour les industriels qui démarrent en thermoplastique technique.

FunMat domine la fabrication additive thermoplastique
  • FunMat Pro 610HT : chambre 300 °C, qualifié PEEK aéronautique FAR 25.853, volume 610 x 508 x 508 mm
  • FunMat Pro 410 : production atelier thermoplastique technique, ULTEM et PEEK, double extrudeur indépendant
  • FunMat Pro 310 Apollo : production série moyenne PA-CF et ULTEM, chambre 100 °C, fiabilité industrielle
  • FunMat Pro 310 Neo : grand format FDM polyvalent, prototypage rapide et pièces fonctionnelles non chauffées
  • FunMat HT : entrée de gamme PEEK/ULTEM, idéale R&D bureau d'études et prototypes haute température
  • Service Cadvision : installation, formation opérateur, qualification matière et SAV technique français sur tout le parc

Par conséquent, la gamme FunMat couvre l'ensemble du spectre thermoplastique technique, du PEEK aéro qualifié à l'ULTEM série moyenne. Pour comparer la FunMat à d'autres options (Stratasys F900, Markforged FX20), notre livre blanc dédié détaille la matrice de décision complète.

Combien coûte la fabrication additive en 2026

Le coût d'un projet en fabrication additive se décompose en quatre postes : machine, matière, opération, post-traitement. Pour une machine FDM industrielle FunMat Pro 410, comptez 80 000 à 130 000 euros installée. Une machine LPBF métal industrielle coûte 500 000 à 1,5 million d'euros installée, plus 30 à 60 000 euros par an de maintenance et consommables. Le filament PEEK qualifié coûte 350 à 600 euros/kg ; la poudre titane 130 euros/kg en 2026. Le coût horaire machine se situe entre 15 et 80 euros pour le FDM, entre 80 et 250 euros pour le LPBF, post-traitement et amortissement inclus.

Selon une étude AFPR (Association Française de Prototypage Rapide) publiée en 2024, le seuil de rentabilité face à l'usinage CNC se situe autour de 50 à 200 pièces par an pour des géométries complexes en titane ou inconel. Au-delà de 1 000 pièces, le Binder Jetting devient souvent plus compétitif. En thermoplastique technique, le seuil est plus bas : dès 10 pièces PEEK par an, la FunMat amortit plus vite qu'une sous-traitance externe. C'est pourquoi notre rôle d'intégrateur consiste d'abord à identifier les pièces qui justifient économiquement la fabrication additive, et ensuite à dimensionner la solution adaptée.

  • Machine FDM industrielle : 50 000 à 130 000 euros (FunMat Pro 310/410), 5 à 10 000 euros/an de maintenance
  • Machine LPBF métal : 500 000 à 1,5 million d'euros installée, 30 à 60 000 euros/an de maintenance
  • Machine Binder Jetting Shop System : 250 000 à 350 000 euros installée, maintenance plus légère
  • Coût horaire : FDM 15-80 euros/h, MJF 50-100 euros/h, LPBF 80-250 euros/h, Binder Jetting 40-120 euros/h
  • Filament PEEK : 350-600 euros/kg, recyclage limité car thermoplastique technique avancé
  • Poudre métal : 80-350 euros/kg selon l'alliage, recyclage 70-90 % en circuit fermé
  • Post-traitement : 20 à 40 % du coût total pièce (HIP, traitement thermique, usinage finition)

Par conséquent, le bon dimensionnement passe par un calcul de coût pièce sur le carnet de commandes réel, pas sur des estimations théoriques. Cadvision propose un audit de portefeuille pièces gratuit pour identifier les candidats les plus rentables, en moins de 10 jours ouvrés. Cet audit reste l'étape la plus critique avant toute décision d'investissement.

Questions fréquemment posées sur la fabrication additive

Quelle est la différence entre fabrication additive et impression 3D

Les deux termes désignent la même chose. "Fabrication additive" est l'expression officielle utilisée dans la norme ISO/ASTM 52900 et dans les milieux industriels, alors que "impression 3D" reste plus accessible au grand public. Concrètement, les deux recouvrent la production de pièces couche par couche, à partir d'un fichier CAO. En 2026, l'usage professionnel privilégie "fabrication additive" pour insister sur le caractère industriel et qualifié du procédé, surtout dans l'aéronautique, le médical et l'automobile où les normes AS9100, ISO 13485 et IATF 16949 s'appliquent. Cadvision utilise les deux termes selon le contexte client et la maturité du dossier.

Quel procédé de fabrication additive choisir pour produire en série

Pour la production série en plastique, le MJF (HP Multi Jet Fusion) reste le meilleur compromis entre vitesse, coût pièce et qualité isotrope sur le PA12 et PA11. Pour la série en métal, le Binder Jetting Desktop Metal Shop System s'impose face au LPBF avec une vitesse 4 à 8 fois supérieure et un coût pièce 50 à 70 % inférieur sur des volumes 200-5 000 unités. Pour les thermoplastiques techniques (PEEK, ULTEM) en série courte aéronautique, la gamme Intamsys FunMat reste leader, parce qu'elle qualifie les matières aux normes feu-fumée-toxicité avion. Cadvision oriente chaque client vers le procédé adapté après audit pièce et étude économique.

Combien coûte une imprimante 3D industrielle en 2026

Le prix d'une imprimante 3D industrielle varie de 50 000 à 1,5 million d'euros selon le procédé. Une machine FDM thermoplastique technique comme la FunMat Pro 310 coûte 50 000 à 80 000 euros installée. Une machine MJF HP Jet Fusion 5200 se situe autour de 250 000 à 400 000 euros. Une machine LPBF métal industrielle (EOS M290, SLM 280) coûte 500 000 à 1,5 million d'euros installée, post-traitement et formation inclus. À ce coût machine s'ajoutent 5 à 60 000 euros par an de maintenance, plus le coût matière. Cadvision livre des solutions clés en main avec installation, formation opérateur et qualification matière incluses sur l'ensemble du parc.

Quels matériaux sont disponibles en fabrication additive en 2026

En 2026, plus de 100 matériaux sont qualifiés pour la fabrication additive industrielle. Côté thermoplastiques techniques, on trouve le PEEK, ULTEM 9085, PEKK, PA-CF et PEI sur les machines FunMat. Côté plastiques série, le PA12, PA11, PA-GF et les élastomères TPU couvrent le MJF et SLS. Côté métaux, plus de 30 alliages sont qualifiés (titane Ti6Al4V, inox 316L et 17-4PH, inconel 718 et 625, aluminium AlSi10Mg, cobalt-chrome, cuivre, bronze). Côté résines, des centaines de formulations existent pour la SLA et DLP. Côté céramiques, l'alumine et la zircone se développent sur des applications de niche. Cadvision distribue les matériaux qualifiés Intamsys, Desktop Metal et ETEC.

La fabrication additive remplace-t-elle l'usinage CNC ou le moulage

Non, la fabrication additive ne remplace ni l'usinage CNC, ni le moulage par injection, mais les complète. L'usinage reste imbattable sur les pièces simples produites en grande série, parce que ses coûts machine et matière sont optimisés depuis des décennies. Le moulage injection plastique domine au-delà de 10 000 pièces identiques par an. La fabrication additive devient compétitive quand la géométrie est complexe (canaux internes, treillis, optimisation topologique), quand la série est courte (50 à 5 000 pièces), ou quand la pièce justifie un allègement critique (aéro, spatial). En pratique, 80 % des projets industriels combinent les deux approches : impression 3D pour la forme brute, usinage pour les surfaces fonctionnelles et les tolérances serrées.

Quel est le ROI typique d'une machine de fabrication additive en 2026

Le retour sur investissement d'une machine de fabrication additive se situe entre 18 et 36 mois pour une utilisation industrielle bien dimensionnée. Pour une FunMat Pro 410 à 100 000 euros qui produit 200 pièces ULTEM par mois (économie 200 euros/pièce face à la sous-traitance), l'amortissement se fait en 2 ans environ. Pour une machine LPBF à 800 000 euros qui produit 50 pièces titane aéro par mois, le ROI dépend de la valeur ajoutée par pièce et du taux d'occupation machine. Le Wohlers Report 2024 indique que 65 % des industriels sondés rentabilisent leur machine en moins de 3 ans, à condition d'avoir réalisé un audit pièces préalable. Cadvision propose cet audit gratuit en moins de 10 jours ouvrés.

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